A découvrir – Cinéma japonais

Le Japon possède une culture très riche sous de nombreuses formes, par exemple les mangas, les jeux vidéo ou le cinéma. Beaucoup ont eu au moins une fois un contact avec le pays du soleil levant. « Nicky Larson » ou « Street Fighter » vous sont peut-être familiers ? Ces deux licences sont originaires du Japon : « Nicky Larson » est à la base une série de mangas appelé « City Hunter » et,« Street Fighter » une des licences de jeux-vidéo les plus importantes au monde, créée par la société de jeux vidéos parmi les plus célèbres au monde « Capcom ». A l’occasion de la venue de Nathalie Le Guillanton pour présenter ses carnets de voyage sur le Japon intitulé «  Méli Vélo Japan Tour », je vous propose 3 films japonais méritant chacun une attention certaine.

TOKYO GODFATHERS – Film de Satoshi Kon

Affiche Tokyo GodfathersJe commence par un film d’animation du réalisateur Satoshi Kon, particulièrement connu pour avoir réalisé « Perfect Blue » en 1997.

Dans « Tokyo Godfathers », sortie en 2003, nous suivons trois sans-abris : Gin, un ancien coureur cycliste ruiné, Hanna, une femme transgenre et Miyuki, une adolescente fugueuse. Un soir de Noël, ils découvrent au milieu des poubelles un bébé, qu’ils baptiseront Kiyoko ( enfant pur en japonais ). Ils vont se lancer à la recherche de ses parents.

Avec une histoire construite comme un conte, « Tokyo Godfathers » séduit avec ses trois personnages à l’histoire mélancolique mais qui n’entache pas leur personnalité car ils se soutiennent chacun du mieux qu’ils peuvent.  L’ histoire aborde plusieurs thèmes à la fois et c’est ce qui fait la force de ce long-métrage : on se retrouve avec des personnages parlant de la pauvreté, de leurs relations familiales, du pardon, et tous ces sujets se rassemblent petit à petit dans les dialogues des trois personnages principaux qui en parlent comme si cela leur faisaient du bien.

« Tokyo Godfathers » est un dessin-animé peu évoqué mais d’une grande finesse pour raconter la quête des trois sans-abris et leurs anciennes vies. Le visionnage est agréable, d’autant que le film contient quelques touches d’humour et des séquences émouvantes selon les parcours des trois personnages principaux. C’est une fable contemporaine à voir.

Bande-annonce de Tokyo Godfathers : https://www.youtube.com/watch?v=vNGiL9UNONU

 

LOST IN TRANSLATION – Film de Sofia Coppola

Lost In Translation PosterPour le deuxième film, ce n’est pas un réalisateur du Pays du Soleil Levant qui l’a réalisé, c’est Sofia Coppola la fille du célèbre Francis Ford Coppola , mais l’histoire se déroule au Japon.

« Lost in translation » nous fait suivre la vie de Bob Harris, un acteur américain dont la carrière s’essouffle et se retrouve contraint de tourner une pub pour une boisson au Japon. Complètement déboussolé par le décalage horaire et la vie dans ce pays, il rencontre Charlotte, une étudiante accompagnant son mari photographe, ensemble naitra une amitié dans ce pays dont ils ne connaissent pas grand-chose.

Sortie en France en janvier 2004, « Lost in translation » est une histoire qui nous fait découvrir le Japon en même temps que ces deux personnages, joués par Bill Murray et la toute jeune à l’époque Scarlett Johansson. Tous les deux vont découvrir la culture japonaise et les activités qui semblent parfois folles mais proches d’une tradition là-bas, comme les karaokés, très prisés des bars au Japon. Possédant une très agréable photographie, le film prend son temps pour montrer le train-train de Bob et Charlotte, l’un qui semble déprimé et passant du temps seul et l’autre s’ennuyant beaucoup car délaissée par son mari et ses amis célèbres. Tous les deux vont petit à petit se serrer les coudes et apprendre à s’apprécier.

« Lost in translation » est un film touchant sur une amitié naissante entre deux personnes dans un pays qu’ils connaissent très mal. Bill Murray et Scarlett Johansson forment un duo attachant et l’histoire est bien écrite, un chef d’œuvre.

Lien vers la bande-annonce de Lost in translation : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19469490&cfilm=47395.html

 

PRINCESSE MONONOKE – Film d’Hayao Miyasaki

Princesse Mononoke AffichePour clore la présentation de ces 3 films japonais, voici un des films les plus connus de Hayao Miyasaki « Princesse Mononoké ».

Sorti en janvier 2000, le film nous emmène au XVième siècle dans une forêt qui perd de plus en plus ses animaux à cause de l’homme. Un jour, un sanglier habité par un démon quitte la forêt et attaque un village. Ashitaka, futur chef du village, est blessé par la bête et se retrouve avec le bras possédé, afin d’éviter de mettre en danger le village, il s’isole le plus possible avec sa malédiction afin de rechercher le dieu cerf.

Nombreux furent les enfants à avoir été marqué par ce film, le scénario bien qu’orienté fantastique est très brutal, tout comme plusieurs passages du film. Mais si on en fait abstraction, « Princesse Mononoké » est une œuvre profondément écologique. Le film nous parle surtout de l’impact que peut entrainer la baisse de population animale et les désordres écologiques à cause de la chasse et de la déforestation, Princesse Mononoké y fait beaucoup allusion dans ce film et c’est ce qu’en ont retenu beaucoup de personnes.

En plus de ces messages écologiques, le film en lui-même a des personnages d’une grande profondeur et une animation parfaite en plus d’avoir des paysages très soignés. A la fois militant et poétique, « Princesse Mononoké » est à l’instar de « Mon voisin Totoro » ou de « Le château ambulant », une des œuvres les plus intenses des studios Ghibli.

Lien vers la bande-annonce de Princesse Mononoké : https://www.youtube.com/watch?v=4OiMOHRDs14